Pourquoi greffer ?

Si l'on sème un pépin on n'obtient pas la variété d'origine mais une variété hybride, dont les caractéristiques seront différentes. Le résultat est toujours décevant, sauf miracle.
Seule la multiplication végétative (greffe, marcottage, bouture etc.) permet de créer un clone, c'est à dire un produit ayant les mêmes caractéristiques génétiques.
Précautions de base :
La greffe des arbres doit être considérée comme une opération chirurgicale.
Elle implique des outils adaptés aux différentes opérations et en très bon état.
Il est également indispensable de prendre des mesures d'hygiène très strictes. L'incision d'une écorce est comparable à celle d'un épiderme. Un outil non désinfecté introduira dans la plaie des bactéries et autres moisissures qui mettront en péril la cicatrisation. Désinfectez les greffoirs avec de l'alcool à brûler (ou du calva si vous voulez donner des idées à vos greffons ! ) et renouvelez l'opération avant chaque intervention. On ne passe pas d'un greffon à un autre sans avoir désinfecté l'outil. C'est l'une des conditions de la réussite.

Le principe de la greffe :

Mettre en contact, sur la plus grande étendue possible, le cambium du greffon avec celui du porte-greffe.

Le cambium est cette fine couche de cellules de couleur verte située entre l'aubier (sève brute montante) et le liber (sève élaborée descendante). C'est la zone de reproduction donc la zone de croissance de l'arbre. C'est le seul emplacement possible pour une "soudure" entre le porte-greffe et le greffon.
Les différentes techniques de greffe proposent des solutions pour tenter d'atteindre cette symbiose.