Au
début du XXe siècle :
Dans
les villes comme à la campagne, on trouvait sur les marchés
des centaines de variétés de fruits divers d’origine régionale.
Fruits goûteux, sains, aux saveurs très variées.
Les vergers entouraient et pénétraient les villages. Dans
les banlieues des villes, de vastes espaces étaient voués
à l’horticulture (les pêches de Montreuil).
Chacun savait peu ou prou tailler et greffer. Les vieux arbres étaient
régulièrement remplacés. Par échange on
améliorait et développait un patrimoine fruitier d’une
grande richesse.
Des amateurs éclairés entretenaient avec amour des collections
de fruitiers. Ils formaient l’essentiel de nombreuses et très
vivantes "sociétés savantes" (Société française
de pomologie, sociétés locales d’émulation, sociétés
botaniques, sociétés d’histoire naturelle...). On trouvait
près de 5000 variétés de pommes !
A la fin des
années 1970 :
Les
magasins ne proposent plus à leurs clients que trois pommes :
une jaune, la Golden ; une verte, la Granny Smith et une rouge, la Starking.
Ces produits d’origine américaine ou australienne, cultivés
hors de leur espace d’origine, donc fragiles, nécessitent de
nombreux traitements, ruineux pour l’environnement.
Les vergers disparaissent. La population, de plus en plus urbanisée,
ne connaît plus que les fruits de supermarchés qui font
peu de cas de la production locale.
Aujourd’hui,
il semble qu’une prise de conscience commence à poindre.
Retrouver le goût de produits de caractère, riches de leurs
différences, semble à nouveau titiller le consommateur.
Amplifier
cette prise de conscience, c’est la raison d’être, la
passion, des "Croqueurs de Pommes".
Les
arbres fruitiers ne sont pas éternels. Beaucoup de vieux vergers
ne sont plus entretenus. De ce fait les variétés anciennes,
spécifiques d’un terroir, disparaissent.
Pour résister à cet appauvrissement du patrimoine, l’Association
des Croqueurs de Pommes du Bocage gâtinais vous propose :
-
de rechercher les variétés anciennes du terroir gâtinais
- de les faire connaître
- de les réintroduire
- d’apprendre à les greffer (y compris sur de vieux arbres)
- de planter des variétés locales éprouvées
- d’apprendre à entretenir vos arbres fruitiers
Pour ce faire
l’association :
-
organise chaque année des séances d’initiation à
la taille, à l’élagage et à la greffe
- organise des visites techniques dans des vergers
- organise ou participe, de septembre à novembre, à
des expositions pomologiques
- organise, en février, une bourse d’échange de greffons
Si la démarche vous intéresse rejoignez-nous
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